Première Impression

Ceci est un jeu de mots.

jeudi, juillet 09, 2009

G8vite

On entend souvent parler des ces groupements de pays dernièrement: G8, G5, G6 G14 et G20... À mon avis, l'idée est bonne, mais les gros bonnets font preuve d'une hypocrisie plutôt flagrante quant à leur besoin d'avoir les bras longs.

Nicolas Sarkozy sur la question:

«Est-ce qu'il faudra passer du G8 au G20 en faisant l'économie de l'étape G14, je ne sais pas. Est-ce à dire que le G8 va disparaître, non, on peut parfaitement imaginer de se réunir pendant deux jours et demi en G14 avec à l'intérieur des deux jours et demi une journée en G8 et une journée en G6.»

Et M. Kodama, du Japon:
«Un groupe de vingt pays peut-il avoir une discussion sérieuse en une heure?»


Je ne peux pas m'empêcher de comprendre des pays exclus de la plupart des discussions environnementales d'être en désaccord avec les propositions faites par la suite dans les rencontres plus larges. De l'autre côté, il est insensé de vouloir à la fois discuter à huit, puis ensuite exiger que les autres suivent avant de s'engager à quoi que ce soit.

Cher M. Kodama, le destin de votre planète vaut-il la peine d'allonger votre déjeuner de 2 ou 3 heures? Le destin de votre planète vaut-il la peine de se forcer de manière à instaurer des modes de discussion efficaces et harmonieux?

Si oui, faites le 1, puis fermez votre grande gueule d'imbécile.

Par ailleurs, j'ai une petite pensée. Ne serait-il pas possible d'agréer simplement sur un espèce de système de pénalités fiscales à l'exportation? Ou même pas en agréer et simplement l'appliquer individuellement. En fonction des réductions par rapport aux cibles, taxer à l'importation les produits des pays proportionnellement à leur recul par apport au progrès. Ainsi les industries les plus avancées dans le domaine environnemental profiteraient de prix concurrentiels alors que le gouvernement de ce pays pourrait financer plus avant le progrès grâce aux produits taxés.

Oublions ça (ou pas) et restons-en au point d'origine du billet: je trouve incompréhensible que nos joyeux lurons du G8 veuillent discuter entre eux, mais qu'ils n'aient pas les couilles pour agir sans avoir les appuis des «pays émergents». Incluez ces pauvres petits pays dans votre club ou bien mieux, faites-vous pousser des couilles, dis-je.

mercredi, juillet 08, 2009

Vino et chiffres

Alors j'suis en train de vivre un p'tit moment de fin de bouteille de vin sur le divan, quand tout à coup: les chiffres me parlent.

Global news, on rapporte une "whoopping" baisse de nombre de meurtres reliés aux activités de bandes criminelles à Montréal de 40%. Voyez-vous, l'an passé, on en comptait 5. Comprenez que cette année l'on n'en recense que 3! Quel beau travail du Service de Police de Montréal, que d'accomplissements!

Saviez-vous que: le symbole «%» signifie en général* «pour cent» et donc est une mesure servant à rendre intelligibles des fractions dont le dénominateur dépasse (ou du moins s'approche de) cent.

On entend aussi dans le même reportage un reporter que parle de certains points chauds de l'ouest de l'île rapportant les dires de certains habitants à propos de certaines tables à pique-nique: «eating there is putting your life in danger». Certain. Des meurtres en relations aux activités de bandes criminelles, j'suis convaincu qu'un pourcentage excessif avait à trait à une place de dîner volée!

Note: ceci est un appel à tous les journalistes du monde: faites le tri dans vos citations, sibouère!

Quittons-nous sur une petite pensée... Avec trois meurtres sur la conscience des bad boys de Montréal, les bad boys sont-ils vraiment si méchants que ça, ou joue-t-on seulement avec les mots et les chiffres quand on dénombre les «meurtres reliés aux activités de bandes criminelles»?


*Le même symbole sert aussi de «modulo», c'est-à-dire le reste lors d'une division. Par exemple, 13%6 = 1.

mardi, juillet 07, 2009

Il peut parler français... en russe

J'adore les annonces de Dos Eques!

Holy mama aux pommes!

Mes papilles se réjouissent d'une toute simple croustade aux pommes - possiblement la meilleure dont j'me souvienne et elle va comme suit:

Intérieur:
-Dizaine de pommes mcintosh du Québec, coupées en fines tranches
-Assez de jus de citron pour asperger les pommes dans leur bol
-Deux poignées de sucres
-Une poignée de farine
-Un chikechik de cannelle
-Trois chikechik de muscade (mais mon pot est cheap du chikechik)

Brasser et vider le tout dans un plat en pyrex bien tassé

Croûte:
ne pas avoir peur d'en faire beaucoup, la croûte, c'est votre amie! Vous pouvez prendre le bol que vous venez d'utiliser ça va y mettre un p'tit qqchose de citron et de cannelle; en plus d'être étudiant-qui-aime-pas-la-vaisselle-friendly!

-Environ le quart d'un bloc de beurre fondu
-L'histoire de deux tasses d'avoine en petit flocons (je dis ça comme ça, j'en ai mis assez pour en mettre presque 1cm d'épais sur toute ma croustade)
-Deux bonnes poignées de farine
-Deux bonnes poignées de cassonade

Mélanger le tout - la croûte doit pogner en motons quand on la serre sans être toute mouillée dégueulasse pleine de beurre! L'étendre sur vos pommes et l'effouerrer bin serrée dessus!

Pardonnez mes mesures mais j'ai horreur des tasses à mesurer! En plus, ça va plus vite pi ça fait moins de vaisselle..!

Environ 45 minutes au four à 325°C

Merdouille (équité d'emploi)

En écrivant le dernier billet, j'ai voulu faire un lien vers un vieux billet sur l'équité d'emploi et j'arrive pas à le trouver.

C'est d'autant plus triste que j'y avais mis beaucoup d'efforts! J'y parlait, dans mes souvenirs, du moins, des cibles d'embauche du gouvernement: 25% d'handicapés, 25% d'anglophones et 25% de minorités visibles. Le tout en privilégiant l'embauche des femmes.

J'y parlait aussi d'échanges futiles que j'avais eu avec une dame qui tentait de m'expliquer le concept de discrimination positive sur lequel s'appuie le procédé et les nouveaux apports à la charte des droit et libertés. Elle m'y citait plusieurs points ne s'appliquant pas aux organismes gouvernementaux, selon un autre point plus loin dans la charte.

Faites-moi penser d'en redire un mot bientôt!

Une photo vaut mille mots


Ça me perturbe un peu, même si j'suis conscient que ça vient probablement du quartier chinois... Anglais, mandarin (je suppose), point. Allez visiter le lien sur la photo, d'ailleurs, ça vaut la peine de se poser une ou deux question par rapport à ce qui arrive au carré de sable qu'est notre bien-aimé Québec. Les gamins des quartiers voisins viennent de plus en plus souvent se construire un fort et nous pitcher de la bouette!

Évidemment, personne n'a à porter attention. Parce que de toute évidence, quelqu'un qui chiâle contre d'autres langues, les immigrants ou un problème relié, c'est un xénophobe fini, peut-être même un raciste.

Et là, y vient d'y avoir un déclic dans ma tête. Le Québec, c'est comme le Coran, ces temps-ci. Souvenez-vous, je parlait de ma lecture il n'y a pas si longtemps.

Or donc, au Québec, comme dans le Coran, des efforts considérables sont fait pour inciter le citadin moyen à avoir peur et honte de leurs pensées. La fameuse commission Bouchard-Taylor est la plus évidente de toutes ces démonstrations, mais beaucoup, dans le discours des politiciens - que ce soit conscient ou pas - et aussi dans le discours des militants aux trop grands coeurs, prêts à remuer ciel et terre pour que nos amis de partout dans le monde se sentent bien chez nous, peu importe ce qu'il nous en coûte à nous.

Dans le Coran, on promet l'enfer à toute personne qui ose avoir la moindre petite pensée incrédule. Au Québec, on est plus doux. On promet simplement l'étiquette de méchant raciste à toute personne qui ose avoir une pensée négative, offensante, ou soutenir une forme de désaccord envers un individu ou une communauté venant d'ailleurs. Comme dans un roman de science-fiction, le québécois moyen s'auto-restreint dans sa réflexion de peur de paraître raciste. Comme pour les programmes d'équité à l'emploi, on fait du racisme positif - concept nouveau et totalement insensé - en ce que, pour être bien certain que personne est blessé, on ne peut parler d'un problème relié à des différences culturelles. Les seules différences dont on est autorisé à parler, ce sont les richesses culturelles, les avantages, beautés et qualités de certaines cultures. Toute référence négative associée à une culture: racisme.

Pouvez-vous imaginer un contexte plus idéal pour assimiler un peuple? Une terre où les habitants accueillent à bras ouvert tout étranger s'empêche elle-même de critiquer ou d'imposer la moindre règle ou coutume, de peur d'offenser.

dimanche, juillet 05, 2009

Capitaliser

Wooo minute! Y'a un sujet que j'ai tu beaucoup trop longtemps et ça y est, j'en peux plus: les annonces de McDo.

Asti! De toutes les affaires que vous servez, pourriez-vous, s'il-vous-plaît, ne pas capitaliser autant sur le bon goût de votre maudit jus de fond de cave!? J'aime bin vos patates hachées pi vos saucisses bioniques, pi quand j'pense à quart de livre, je sais que j'vais être déçu, mais j'en veux un! Mais, sibouère, pas le café!

Oui oui, on dira d'un homme qui rechigne tel ou tel café la même chose que celui qui rechigne sur le mauvais vin: «ah, il pète plus haut que le trou; il est trop bon pour un café ordinaire, ça lui prend du blue mountain!». Et à ça je dirai que si j'avais l'argent pour boire du blue mountain à tous les matins je le ferais probablement pas quand même... C'est pas une question de «ah, les saveurs sont pas assez fines pour moi» ou «non, non, moi j'aime un goût plus acidulé». C'est pas que le goût en est pas assez riche. Il est mauvais comme dans j'ai de la misère à le finir; comme dans chaque gorgée est un mauvais moment à passer.

Voulez-vous essayer notre café de torréfaction supérieure à celle d'un paraplégique, fait de grains 100% arabica (c'est parce que arabica c'est pas meilleur que pea berry ou robusta) de moindre qualité?

mercredi, juillet 01, 2009

La seule chose qu'il mine c'est mon moral

Dernièrement, j'ai chiâlé brièvement à propos des redevances optionnelles des compagnies minières, mais je réalise que j'aurais dû m'y attarder plus longuement.

Notre ami Charest nous a sorti un beau document plein de belles images et de couleurs qu'il a intitulé «Stratégie Minérale du Québec». Je vous gâche le punch: à peine si on peut y trouver un pourcentage hors contexte. Vous n'y trouverez aucun chiffres pertinents, pas plus que vous n'y trouverez d'intentions clairement nommées. L'extrait le plus pertinent en matière de redevances va comme suit:

«Le secteur minéral s’est transformé au cours des dernières années et le régime de redevances minières doit être adapté à cette nouvelle réalité. Par exemple, les prix des métaux ont connu une croissance importante depuis 2002 ; toutefois, ces prix ont connu une chute majeure en 2007 et 2008. Il apparaît opportun de s’assurer que le régime québécois de redevances minières est mieux adapté au caractère cyclique de ce secteur.

Il convient également d’examiner le régime de redevances minières afin d’assurer au Québec une juste part des bénéfices provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles non renouvelables. Face à une valeur de production minière de plusieurs milliards de dollars, les Québécois sont en droit de se demander combien ils devraient recevoir en redevances afin de tirer une juste part de la ressource dont ils sont propriétaires.»


Alors on veut s'assurer que le régime est mieux adapté, étant donné qu'il y a eu hausses et baisses du prix du minerai.
Aussi, on veut examiner le régime (?) et on est en droit de savoir combien on va en tirer (mais vous nous le direz pas).

Ceci est l'aboutissement de tout un processus de consultation populaire et de plusieurs recommandations du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui lui semblait simplement dire: faut hausser les redevances (qui sont à 12% actuellement, malgré qu'elles soient pas payées du tout) et s'assurer que les compagnies minières soient responsables de la restauration des sites d'exploitation (en opposition aux plus de 300 sites à être restaurés sur le bras du garnement à même la poche des ses parents [nous]).

mardi, juin 30, 2009

Bubble-boy


Depuis quand est-ce que mettre des enfants dans une bulle est une bonne affaire? Aux dernières nouvelles, c'était du matériel pour faire un drame télévisé avec John Travolta. Plus récemment, c'était une question de faire une comédie poche avec aucun acteur connu de qui ont pourrait rire. Ça a aussi été utilisé pour rire d'une méga-blonde-à-l'accent-russe-de-toute-évidence-complètement-tarée qui voulait pas laver son enfant jusqu'à ce qu'elle découvre je-ne-sais quelles petites serviettes humides contenues dans un emballage qui, soit-dit-en-passant, ne peut pas une minute passer le test du bon sens écolo. Mais jamais, non jamais! Est-ce que ça été décrit comme «une meilleure façon de prendre soin de votre famille»!

Je m'inquiète toujours autant de y'oussé qu'on s'en va si c'est des images comme ça qui font vendre des machines à laver.

1 down, 49 to go

Elle est partie vers 2h30 ce matin. Chances sont qu'elle soit assise dans un siège en plastique bleu, entourée de centaines de japonais attendant, comme elle, leur vol en partance de Tokyo.

C'est pas vrai. Mais avouez que c'était une intro du tonnerre! Elle est en fait dans un de quatre sièges bien cordés, si possible celui près de la fenêtre, pour qu'à travers quelques larmes, elle puisse peut-être apercevoir le bleu de l'atlantique. Tokyo sera vrai, bientôt. Il ne restera qu'un peu d'attente, puis six autres heures jusqu'à Bangkok... deux jours dans un hôtel miteux et douze heures dans un autobus plein à craquer, pogné dans le traffic d'un incessant festival, pour finalement arriver à Sisaket.

Quatre jours auront alors passés et donc je m'ennuierai à en mourir encore une semaine ou deux. Puis j'irai m'ennuyer à mort en pédalant vers la Gaspésie, en y campant sur la plage et en repédalant jusqu'à notre nid d'amour, toujours aussi vide et triste. Je n'aurai alors qu'une semaine et des poussières à m'ennuyer à l'école dans un sprint pour abattre trois cours en deux semaines au lieu d'une session avec les deux profs qui ont un peu d'allure.

Reste à espérer que ça soit l'fun pi que j'm'ennuie pas tant que ça. Vous imaginez bien, fidèles lecteurs, que je dramatise: vous avez partiellement, en grande partie, peut-être, virgule, raison.

Mais voilà. Vous avez en vrac les récents développements de ma vie, en dehors des indignations habituelles: j'ai enfreint la règle numéro 1 de la colocation, avec un succès retentissant. Elle part enseigner l'anglais à des p'tits thaïlandais jusqu'en août et je m'embarque dans ma plus folle entreprise non planifiée et totalement déraisonnable en me dirigeant vers la Gaspésie aux rênes (vous savez, ce mot-là a beaucoup d'homophones!) de mon fidèle (en tout cas espérons-le fidèle) peugeot vert. La fidèle Isabelle (elle fidèle, on en est certains) s'est portée volontaire pour la dite folie et reviendra donc sous peu de ses montagnes d'Espagne pour pédaler un peu!

Suffit. J'ai à chiâler contre LG...

Vos gueules

C'est toujours aussi dégoûtant que ça l'a toujours été. Cette manie de faire des Allah-allah devant les artistes seulement au moment de leur mort.

Parlez-en de leur vivant, faites-les jouer ou bien exposez les.

Je trouve ça insultant qu'on attende tout le temps que le monde meure pour en faire les éloges, et qu'on les exagère tellement par rapport à ce qu'on disait et faisait de leur vivant que ces éloges-là, finalement, ont autant de valeur qu'une grosse pile de caca de taureau.

Ça serait tu une minière de m'exploiter ça?

Pensez-vous que, si je pelte un peu de garnotte pour la revendre à mon voisin, je pourrais bénéficier de crédits d'impôts, moi aussi?

samedi, juin 27, 2009

Verglas et schizophrénie

J'écoute une conférence nommée "Comment parler d'avenir aux jeunes...?", qui semble s'adresser beaucoup au corps enseignant du Québec. Un témoignage en particulier me fait l'effet d'un maringouin dans l'oreille:

Dre Suzanne King. Recherche en particulier dans le domaine de la schizophrénie. Parle d'une étude en particulier: le suivi de 150 grossesses au cours de la crise du verglas, et les effets du stress au cours de la grossesse sur l'enfant à venir.

Note: les enfants ont maintenant 11 ans, calibouère - j'me sens vieux des fois.

Or donc le stress. Parlons de stress objectif: nombre de jours sans électricité, sans téléphone, dommages à la maison, etc..

Semble-t-il que le montant de ce stress soit clairement relié à une baisse du Q.I. chez l'enfant, et relié aussi à des symptômes d'autisme.

Là je vous vois vous agiter sur vos sièges, la question vous brûle les lèvres: «Mais Ben, c'est intéressant tout ça, qu'est-ce qui t'écoeure?». Bon, accessoirement, le fait qu'elle ne parle pas du tout de schizophrénie, celui que ça n'a rien à voir avec le thème de la conférence et tout ce tralala là y est pour quelque chose, mais c'est la conclusion qui me dérange:

Dre King conclut, spécialiste sur la schizophrénie et étudiant l'effet du stress sur le foetus, qu'elle observe une capacité étonnante chez les jeunes pour la spiritualité. Que le nombre de jeunes dans les églises est surprenant et encourageant. Que plusieurs dogmes religieux, pratiqués correctement, encouragent le respect de soi-même, des autres et de la terre aussi. Elle conclut qu'elle a espoir pour une plus grande spiritualité dans notre société pour un futur meilleur, mais aussi pour assurer l'existence d'un futur.

Est-ce que j'ai besoin de commenter ou bien est-ce assez clair? Et notez bien: je n'utilise par de guillemets parce que j'ai pas de source écrite, mais j'essaie de paraphraser au minimum et d'utiliser à peu près le même langage qu'elle...

vendredi, juin 19, 2009

Du même auteur

Souveraineté: tous derrière le Plan Marois
Qui est chef au PQ? demande Charest

Deux articles de Michel Corbeil (le soleil[remarquez, il a au moins mis son nom derrière ses articles]) me sautent au visage disant d'un côté «plus un son discordant sortant des rangs de partisans» et de l'autre «Jean Charest a soutenu que, dans les rangs du PQ, «c'est la pagaille»».

L'un dans l'autre, j'accuserai personne mais y'a quelqu'un qui dit de la bullshit, c'est clair...

Par ailleurs, j'aimerais taper sur les doigts de monsieur le frisé pendant que je l'ai sous la main:

«Ils ne s'entendent pas entre eux sur la façon de gérer le déficit», a-t-il laissé tomber. «Qui mène au PQ?» a-t-il ajouté


Crétin. Toi, tu choisis tes députés en fonction qu'ils soient assez mous pour garantir qu'il auront jamais l'audace de pas être d'accords pi de discuter? J'comprends que dans ta tête, les députés ça puisse juste servir à bypasser l'achalant système de démocratie qui t'empêche de régner; mais à l'origine ça sert à pas être d'accord, à discuter, apporter des points de vues différents pi empêcher que tout le pouvoir se retrouve dans les mains d'un seul imbécile. Comme dit le vieux dicton, cent vingt-cinq crétins valent mieux qu'un seul... Quelque chose comme ça en tout cas!

jeudi, juin 18, 2009

Rage et amertume

Il m'est arrivé quelque chose aujourd'hui. Il m'est arrivé autre chose aussi, mais c'est une autre histoire!

Je suis allé à la caisse. La madame de la caisse de Hull m'a demandé de lui faire parvenir des documents par courrier interne. Il pleut des clous, je suis trempé. Les documents sont sains et saufs dans la poche intérieure de mon manteau qui commence déjà à ne plus faire sa job.

«As-tu le numéro de transit?
- Non, mais c'est la caisse St-Raymond de Hull, ou Gatineau comme tu veux.
- Ah bin il me faut le numéro de transit, c'est ta responsabilité ça!
- As-tu internet ici? J'vais te trouver ça en une seconde et quart... Il me faudrait une photocopie de celui-ci aussi.
- Et bien il va falloir que j'te charge pour ça.
- Combien?
- Ça va faire deux dollars.
- Quoi!? C'est donc bin ridicule ça, ça a aucun osti de bon sens!
- Ah je sais mais j'ai pas l'choix, il faut que j'te charge deux dollars
- Bin ouin mais j'ai pas mon porte-feuilles, juste mes clés, il mouille à sio pi j'suis en vélo, j'voulais pas toute mouiller mes affaires.
- Bin j'm'excuse mais j'ai pas l'choix, il faut que j'te charge les deux dollars.»


Osti de grosse conne. C'est bin déjà assez désagréable de venir à pluie pour envoyer ça à l'interne pi me faire achaler avec ton criss de transit d'imbécile incapable d'utiliser google ou le site de ton entreprise, vient pas m'dire qu'y a quelqu'un qui va te tapper sur les doigts si tu fais preuve d'un peu de jugeotte pour par renvoyer un gars chez lui à la pluie, puis encore un aller-retour pour payer un prix complètement ridicule pour une photocopie d'un document dont vous avez besoin. Mais non, n'espérez pas de fonction cérébrale de cette cinquantenaire acerbe.

Alors je me sens inspiré. Je reviens chez moi ayant formenté un statement créatif et efficace. Je m'assied à mon bureau et compte les cennes. Deux cent.

Je suis gentil, je les mets dans un sac à sandwich.

Si vous voulez compter vos cennes, comptez-les, allez-y! Le message est clair.

Barre le vélo, entre et regarde à l'accueil: une jolie jeune dame dans la vingtaine, cheveux rouges. Elle en finit avec les deux clients avant moi...

«Salut, j'ai besoin d'envoyer ces documents-là, numéro de transit 90032, et j'aurais besoin d'une copie de celui-ci.
- Pas d'problème, une seconde j'vais photocopier ça.»

Rire jaune, osti. Je sais pas si j'suis soulagé ou pas. Oui, elle rachète un peu sa collègue en étant infiniment plus sympathique et serviable; elle l'enterre aussi en soulignant l'évidence de la non-obligation de faire payer la copie...

«Pas besoin de me la charger, je viens de refaire le chemin à pluie parce que ta collègue qui était là y'a quinze minutes a pas voulu me la faire, j'lui avais rapporté ses deux piaces (en sortant le sac).
- Ah bin ouais, deux dollars? J'suppose que j'devrais te le charger, merci.»

C'est vraiment pas le scénario que j'avais en tête...

lundi, juin 15, 2009

Lettre à cyberpresse

Bonjour,

j'écris à propos de quelques articles qui m'ont frappé pour leur caractère offensant envers les «souverainistes»:

Martin Croteau
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200906/15/01-875622-des-debats-passionnes.php
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200906/14/01-875501-lautre-st-jean-des-appuis-et-des-critiques.php
Martin Ouellet
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200906/15/01-875808-fete-nationale-st-pierre-fustige-les-souverainistes-radicaux.php


Il est tout à fait inexact de parler de «souverainistes radicaux», ou simplement «souverainistes» ou bien encore «organisations souverainistes» en parlant de gens qui veulent exclure l'anglais du spectacle. Malgré la corrélation évidente entre les défenseurs de la culture francophone et les souverainistes, étiqueter des groupes en tant que souverainistes en parlant d'un conflit au niveau de la langue est non seulement inexact (les gens qui ne veulent pas d'anlgais à la fête nationale ne veulent pas nécessairement se séparer du Canada), mais transmet aussi une opinion négative sur le souverainisme de façon plutôt insidieuse, l'associant à des événements qui n'y ont pas trait - d'où le titre de mon billet).

Si tous ces articles avaient été sous la section opinions, je les aurait certainement ignorés en les classant parmis les imbéciles qui ont la chance d'avoir une trop grande portée, mais ils sont classés dans actualités. Cela affecte beaucoup à mon avis la crédibilité de votre organisation et ça me désole...

Cordialement,
Benoit Dufresne

dimanche, juin 14, 2009

Wow. Simplement wow. (je suis quelqu'un)

Je switch à cuil.

Fini google.

Il a prouvé sa puissance en sachant reconnaître qui est Benoit Dufresne. Le vrai.

Si vous allez sur cuil.com, et que vous cherchez pour Benoit Dufresne, vous aurez, comme premier résultat, un peu séparé de tous les autres en dessous, un site que j'avais oublié, mis en ligne il y a 6 ans avec des dessins - une excuse pour voir si j'me souvenais comment faire du html.

À noter aussi: une recherche pour Obiben vous amènera en première page à un commentaire que j'ai fait il y a deux mois sur un autre blogue.

Culture et insanités

Bon, j'ai essayé, vraiment, encore.

Le Coran.

J'avais commencé à le lire, jadis, question de culture et de savoir de quoi je parle quand il est question de religion. C'est impitoyable ce livre-là! J'pense que si j'avais le courage de le lire d'un bout à l'autre, je deviendrais peut-être un naïf petit musulman...

En gros ça va comme ça:

Si tu ne crois pas, tu est un insensé.
Ne t'en fais pas, Dieu se fout des incrédules,
il leur réserve le Feu.
Il n'y a que des insensés
Pour se détourner des Signes et du Livre
Ceux qui ne se tournent pas vers la Mosquée de Dieu
Dieu leur réserve le Feu

And so on, and so forth. C'en est débilisant - un vrai lavage de cerveau. Tout le discours là-dedans repose sur quelques prémisses:

- Il faut reconnaître un prophète quand on en voit un
- Il ne faut pas prêter la moindre attention aux imposteurs
- Si on doute d'un prophète ou que l'on écoute un imposteur, c'est l'enfer
(Ce bloc là, il donne le pouvoir au clergé. Le petit peuple est tellement terrifié de pas savoir qui écouter qu'il suit alors comme un petit mouton tremblant son prêtre préféré.)
- Dieu se moque des incrédules
- Seuls les insensés sont incrédules
- Les gens qui croient sont les meilleurs
- Les juifs et les chrétiens sont corrects aussi
- Tous ceux qui ne suivent pas la religion d'Abraham sont vraiment cons (incluant les juifs et les chrétiens, tiens)
- Si tu oses douter un instant de tout ça, tu t'en vas en enfer

Orwell a rien inventé mes amis. Établir un set de règles qui empêchent qui que ce soit de critiquer, douter, ou soumettre simplement à un examen le dit set de règles existe depuis longtemps.

L'affaire c'est que j'comprends encore moins comment tant de gens moulent leur vie à des principes qui viennent de là. Il me semble que c'est pas un gros exercice de voir que ça fait aucun sens pi que ça été écrit par un gars qui voulait contrôler un peuple y'a mille cinq cent ans. Smart ou schizophrène et très chanceux, je sais pas...

Je trouve que juste de le lire, c'est affreusement pénible; pourtant 1.5 milliards de gens en font la base de leur mode de vie!? C'est absurde - est-ce qu'ils ont pris la peine de le lire?

C'est dur d'exprimer toute l'ampleur de ce qui marche pas là-dedans. En même temps, c'est difficile de savoir quoi dire pour expliquer comment c'est pas vrai. Ce serait comme... expliquer à un enfant qui croit dur comme fer que le ciel est brun, ou que les nuages sont des boules de coton sur lesquels des palais volant flottent, et qu'il pleut quand ils flushent la toilette. C'est juste pas comme ça que c'est, y'en a pas d'argument à faire.


Edit: remarquez, je parle d'un livre transmettant la parole de Dieu, et il m'est même pas passé une seconde par la tête d'étiqueter le post "Création divine"...

samedi, juin 13, 2009

Pôvres nanimaux

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