Ceci est un jeu de mots.

mercredi, octobre 11, 2006

Le sommeil

C'est une chose bien éphémère que le sommeil... Angoissé, on ne le trouve pas; trop ou pas assez fatigué non plus. Dérangé, on en perd la trace. Heureux, on ne veut même pas essayer de le trouver, autant pour profiter jusqu'au bout de l'émotion que par peur de ne pas se réveiller le même sentiment au coeur.

Moi, le soir je l'évite et le matin j'en veut plus. Le matin, c'est simple, c'est parce que mon lit est bien trop confortable pour qu'un être avec la moindre parcelle de raison puisse vouloir en sortir... Mais le soir, ça m'échappe encore. Pourquoi est-ce que tous les prétextes sont bons pour éviter d'aller au lit? Me voici donc avec l'intention de faire l'inventaire de mes (dé)motivations pour éviter de dormir.

Bon, c'est certain, y'a l'habitude. Quand on a passé 2 ans a se coucher en moyenne a 4-5 heures du mat, minuit peut sembler étrangement tôt.

J'pense qu'y a aussi le petit côté emo en moi qui aime l'atmosphère silencieuse et vide du "je suis seul au monde" qui règne pendant que les gens dorment. J'ai un plaisir particulier, avant que le matin ne pointe son nez dans mon ciel, a me promener au milieu d'un gros boulevard achalandé vide, toutes les lumières vertes et pas un chat que les chats et les oiseaux en vue.

Est-ce que je m'ennuie d'avoir quelqu'un dans mes bras quand j'me couche? Meh. Passons ce bout quétaine rapidement. Certain. Quel amoureux compte pas parmi ses plus grands bonheurs de s'endormir bien pelotonné(?) avec leur moitié?

Mais allons plus loin et pensons a ces bons vieux André Breton et Max Ernst (1919 quelqu'un?) qui affectionnaient tant mon état d'esprit le plus commun: le demi-sommeil. Les surréalistes avaient dans l'idée que le moment le plus propice a l'inspiration était le petit moment ou conscient et inconscient se rencontraien
t; la limite entre le sommeil et l'éveil. Je dois dire que, et mes amis du 3D sont la pour en témoigner, l'imagination travaille a merveille une fois sevrée de sommeil. Est-ce un effort (in)conscient de l'esprit pour me nourrir de pseudo-rêves ou simplement un manque d'énergie pour assembler des pensées cohérente et donc une facilité a sortir des histoires ou blagues ma foi, surprenantes? Bonne question. Tant est-il que c'est espèce d'ivresse naturelle et créatrice d'insanité reste en général moyennement agréable et plus ou moins addictive.

Pourquoi ces réflexions sur le sommeil? me demanderez-vous. La réponse est simple: je ne sais pas, mais je suis fatigué et je n'ai pas envie de me coucher. Le sujet le plus facile a trouver d'un post visant a retarder l'heure d'aller me coucher est donc le sommeil et les possibles raisons de vouloir l'éviter.

La paresse, quel méchanisme merveilleux.

2 commentaires:

Didier C. a dit...

J'ai le même problème depuis que je suis à Montréal. Même avec de l'école à 9h30 le lendemain, je n'arrive pas à dormir avant 4h du mat. Peut-on vraiment blâmer World of Warcraft? Si ce n'était pas de ce jeu, ce serait quelque chose d'autre je crois (un blog par exemple?)

Putin d'insomnie...

Maintenant, à la demande "LIVE" de Benne, je dois faire un jeu de mots avec didactique. Putin chus pas capable!

El Ben a dit...

Hier soir, j'ai oublié de checker le volume de mon alarme qui avait été baissé pour écouter une bonne toune a radio a mon dernier réveil. Me voila donc qui doit partir a toute vitesse vers un cours de scénarisation a demi manqué.