Ceci est un jeu de mots.

vendredi, octobre 27, 2006

Osti de suprématisme

En commentant sur le blogue a Didze à propos des liens [blancs sur blanc] de Basduck, j'ai ravivé une petite haine que je croyais oubliée.

Osti de suprématisme. Voulez-vous bin me dire c'est quoi cet enculé de courant de merde!? J'veux bin croire que le fait d'être célèbre ou reconnu dans un milieu donne de la crédibilité à quelqu'un, mais c'est pas une raison pour avaler n'importe quelle salade comme des imbéciles!

Je me fous incroyablement d'une démarche, si elle vient pas avec un produit fini. Comprenez moi, y'a une toile abstraite dans le salon de ma mouman que j'suis bin fier d'avoir fait, pi une sculpture abstraite faite de 6 toiles abstraites dans ma chambre dont jsuis tout aussi fier - mais les deux ont non seulement une démarche, il ont moindrement une valeur technique, esthétique, et requièrent un minimum raisonnable de talent à réaliser.

Mais ça


K.Malevich: Red Square: Painterly Realism of a Peasant Woman in Two Dimensions (1915)






ou ça


K.Malevich: Suprematist Composition, White on White (1918)






c'est le genre de bullshit qui m'amène à vouloir être appelé un artisan plutôt qu'un artiste. S'que j'fais a non seulement une démarche, mais aussi une valeur quelconque. Le milieu artistique laisse passer des salades du type et ça m'enrage.

12 commentaires:

Basduck a dit...

Ben tu vois, ce que j'ai appris dans mes cours d'histoire de l'art (Parce que l'air de rien j'ai appris de quoi dans mes cours d'histoire de l'art) c'est que la valeur de ces toiles là vient de leur "valeur historique" (comprendre symbolique), genre. Parce que vois-tu, Malévitch a été parmis l'un des premiers (sinon le premier) à quitter la figuration (car même Picasso (Surtout Picasso!) faisait de la figuration) pour se diriger vers *l'abstraction* *géométrique* qui plus est! Il a rompu les conventions dans le but de créer une nouvelle idéologie, laquelle devait aboutir à une définition du monde particulière. Non seulement demande-t-il au spectateur de questionner son rapport à l'art, il lui demande aussi de questionner son rapport au monde. En effet, quelle place occuper dans celui-ci? Dans quel délire mystique se trouve-t-on? T'es-tu déjà plongé dans un Vent Bleu de John William Molinari (*peintre québécois d'origine X dont les travaux sur les couleurs devaient influencer toute une partie des peintres de sa génération; son influence se fait surtout sentir au près des peintres de l'abstraction géométrique par le rapport "transcendant" des couleurs par rapport aux formes; là-dessus je te renvoie à tous les films qui se sont fait, qui vont se faire, et, surtout, à toutes les expos hommage, rétrospective, etc. : tout simplement tripant) donc, dis-je, Malévitch plus que Molinari a eut le gots de quitter la norme. Il faut en avoir des couilles pour rompre à se point!

D'ailleurs, et je laisse réfléchir là-dessus, dixit Molinari au sujet de n'importe qui pourrait le faire; il dira, en entrevue, à Jean Lessage (je crois) (lequel lui disait que ses enfants sont capables de peindre ses toiles) : "Eh bien, monsieur Lessage, vos enfants doivent être très mal élevés!"

El Ben a dit...

Molinari lui utilisait des couleurs de manière à créer des compositions intéressantes. En plus, beaucoup de ses toiles utilisent les couleurs résiduelles (comme Barnet Newman, Voice of Fire) dans ses toiles.

Malgré la valeur historique de Malévitch, ses toiles ont aucune valeur plastique et c'est ça qui me titille l'excitation. Malévitch était parmi les tout premiers pionniers de l'art abstrait, c'est vrai, mais à part d'avoir été le premier, je vois aucun mérite, aucune valeur à apporter à l'ensemble de son oeuvre suprématiste, sinon d'avoir réussi à se faire prendre au sérieux.

En fait j'dois dire que j'ai pas grand chose contre Malévitch lui-même, sinon que j'trouve ses oeuvres inintéressantes. C'est plutôt contre le milieu artistique qui l'a pris au sérieux et même acclamé que j'ai une dent. Le discours suprématiste avait du potentiel mais permettait pas beaucoup de faire des oeuvres visuellement intéressanes, et aurait donc dû rester un discours. Ça a beaucoup à voir avec ma définission des arts visuels, en ce sens qu'ils sont visuels!

méli a dit...

Tout est dans le concept!

El Ben a dit...

Rawr, dis-je.

méli a dit...

Je préfère carré noir sur fond blanc d'ailleurs

méli a dit...

Eh, dis moi pas que tu as étudié en art et puis que tu ose dire que ses toiles ont aucun valeur plastique!!! Au contraire elles en ont toute une!!!!!

méli a dit...

Il faut aussi dire qu'il a suivit ses convictions jusqu'à la fin en affrontant le rejet de ses compères et du public. De plus pour l'époque , cela a été un grand choc car l'abstraction et une chose qui fait peur à tout artiste

El Ben a dit...

J'aurais tendance à plus choisir le blanc sur blanc, paske mine de rien, ça pousse la joke tellement loin que c'en est impressionnant.

Y'avais aussi Carré noir et carré rouge que j'aimais un peu (jlai utilisé dans une sculpture, ma foi, particulièrement cool).

El Ben a dit...

Sibouère c'est du commentaire compulsif ça! Par le temps qu'on y réponde [instantanément] y'en a deux nouveaux!

J'lui donne du mérite pour avoir été fou jusqu'au bout par contre, meh :þ

méli a dit...

lol :P

El Ben a dit...

Moi qui m'installais avec la forte intention d'animer mon enfouarée de boite sans distraction aucune!

N. Dunn a dit...

fuck le talent