Ceci est un jeu de mots.

mardi, janvier 16, 2007

Pensées de marche

J'aimerais bien un jour pouvoir enregistrer le cours et l'évolution de mes pensées. Parce que mes pensées, je m'en souviens comme la plupart des gens se souviennent de leurs rêves (moi jm'en souviens que très rarement, et jamais que des bribes): par bribes qui s'estompent au fil des minutes.

Je me souviens clairement, en me les gelant sur le chemin du retour d'la job, avoir pensé à plein de choses intéressantes, mais je ne me rappelle que de petites bribes insignifiantes.

Par exemple, je me suis fait la réflexion qu'aux États-Unis, la guerre au terrorisme ne devrait pas se faire avec des fusils en majorité, mais avec la réflexion. Je n'ai pas pris la peine de m'informer ce que les groupes terroristes reprochent aux États-Unis, à part d'être infidèles, mais si reproche il y a. n'y aurait-il pas une part de vérité dans le discours de ces dits protagonistes? Magouilles au niveau du pétrole, au niveau du contrôle gouvernemental d'autres nations, exploitation, peu importe. Même faire semblant de ne pas être hypocrite et faire de minables efforts progressifs vers une tranparence accrue quant aux projets d'exploitation de ressources et un respect de l'humanité en général devraient être des armes plutôt convaincantes.

De là mon esprit s'est dirigé vers l'image d'un politicien qui aurait dit ses quatres vérités au petit peuple et lui aurait demandé d'embarquer avec lui pour régler tout ça ensembles; imaginer la réaction du grand public, à savoir favorable ou défavorable. Un politicien mettant en priorité la transparence et l'efficacité gouvernementale (à savoir un gouvernement qui dépense pas 3000$ pour un bol de toilette, et qui n'emploie pas 2 fois plus de monde qu'il en faut pour accomplir le travail et la paperasse à faire), l'environnementalisme (développer des politiques au niveau des émissions de gaz, par exemple, faire du développement durable avec non seulement les ressources naturelles des états, mais celles des autres pays où des compagnies américaines opèrent), et le respect de l'humanité (encore là, autant en améliorant les système de santé des états, en shiftant, par exemple, un peu du budget militaire qui est aux antipodes du respect de la vie, qu'ailleurs, parlant par exemple de commerce équitable).

Quel sort réserveraient les américains à un prétendant au leadership pronant des valeurs nobles et humaines? Même chose au Canada, d'ailleurs, pourquoi pas?

5 commentaires:

Basduck a dit...

Ce que je peux te dire c'est pas par rapport à la politique (ce n'est pas ce que tu attends de moi, d'ailleurs); mais c'est que l'obsession du fil de la pensée n'est pas nouvelle; elle date même du (quoi? XVIIe? XVIII?) avec Edgar Poe; dans Double meurtre sur la rue Morgue, que je te recommande, d'ailleurs (même si c'est long), le personnage de l'enquêteur-meilleur ami-double-idéalisé-du-personnage-narrateur (lui même double de l'auteur, apparemment), réussit à remonter le fil des pensées de son ami pour dire ce à quoi il pense maintenant; il le fait en associant les gestes de son amis et en connaissant (pour ne pas dire comprenant) comment son cerveau fonctionne. C'est ainsi qu'il arrive à résoudre le meurtre, d'ailleurs; c'est toujours la même intrigue. Une énigme à résoudre, des pièces de puzzle à assembler, des indices à remonter; c'est aussi fascinant, dans un cas comme dans l'autre; dans leur amitié comme dans l'énigme du meurtre...

Mais plus dans l'énigme du meurtre; aussi je te conseille de passer les premières pages ;-)

El Ben a dit...

Tout ça m'fait bien penser à Memento

El Ben a dit...

Par ailleurs, ça m'amène à poser la question: si on peut comprendre comment fonctionne un cerveau, ça voudrait-ti dire qu'à tout coups, il décide la même chose. C'est-à-dire que si on refesait vivre exactement la même chose à la même personne dans le même contexte et au même moment, il referait toujours la même chose?

J'ai souvent le sentiment que oui, et qu'en ce sens, peut importe la conduite d'un être humain, elle est en quelque sorte pré-déterminée soit biologiquement, soit chimiquement, si on veut.

Basduck a dit...

Ouais attends que je dise ça à OldCola...


M'est avis que si tu dis : «je recrée exactement la même scène» ben c'est la même scène qui va se produire ;-)

Ce qui est troublant c'est le rapport au temps; c'est dire que le temps est passé mais qu'il pourrait revenir et qu'il revenait il serait toujours pareil; qu'il est linéaire mais qu'en même temps il se fout de toi; au final la scène est là, pas toi;

C'est le piège de l'existentialisme, c'est pour ça que Sartre dit qu'il faut faire "comme si"; parce que si tu dis que t'as aucun pouvoir, ben, au final, tu peux te cacher derrière le déterminisme....

Mais toi je pense que tu parlais pas de justifier des crimes, héhé ;-)

El Ben a dit...

Effectivement je ne justifie rien, crimes ou bonnes actions. Et c'est intéressant de parler du temps par rapport à une scène; le problème c'est qu ec'est très théorique: recréer la même scène est impossible parce qu'on parle d'une scène pas délimitée, au niveau de l'univers.

Ce que j'voulais dire c'est plutôt qu'un être vivant est à la base une réaction chimique très complexe réagissant à son environnement.

L'environnement étant constitué d'autres réactions chimiques et d'interractions au niveau physique (je te pousse, tu tombes; le soleil brille, la terre chauffe, basse pression, haute pression, vent, etc.).

Un être vraiment mongol capable de prendre en compte toutes les données de l'environnement (l'univers) et de comprendre comment réagissent les réactions chimiques que nous sommes peut prédire l'avenir de chacun de nous et de notre environnement. Si l'avenir est prédictible, c'est tout comme s'il était écrit et donc que nous soyons tous régits par un destin.

Toute argumentation contre cette pensée se fait au niveau spirituel, et je peux donc l'invalider par son manque de fondement indéniable.