Ceci est un jeu de mots.

vendredi, janvier 25, 2008

La radio

Ou plus précisément l'infâme CKOI, qui inspire, en collaboration avec mix 96, cette entrée scandalisée, écoeurée, et tout le tralala.

Là là, expliquez-moi, et expliquez-moi bien, comment il se fait qu'une station de radio puisse décider de fonctionner en jouant seulement les 15-20 hits des derniers six mois plus quelques deux ou trois vieux hits, tous ou presque du même genre.

Je

Ne

Comprends

Pas

.


C'est du meurtre! Et du meurtre à plusieurs niveaux! Du moins spontanément comme ça à deux niveaux.
Celui des pauvres centaines de civils innocents pognés à un travail qui fait jouer ce poste là, et qui sont forcés à se farcir les mêmes chansons à longueur de mois.
Ensuite celui de la culture, cette pauvre, fragile et meurtrie petite culture. À ma disposition j'ai des dizaines et des centaines de chansons et d'artistes à leur proposer, toutes radio-friendly, toutes (j'en ai d'autres remarquez) dans le bon style pour ce genre de poste/public.

Mais non. Pas intéressés. La diversité? La chance pour les artistes? La culture pour les auditeurs? Pas intéressés.

Est-ce une question de pots-de-vin? Remarquez j'ai peut-être été naĩf toute ma vie. J'ai longtemps cru qu'une station de radio devait payer des droits pour jouer une chanson, mais je doute. J'ai l'impression qu'on balance quelques milliers/millions à ces stations pour qu'elles ne jouent que les huit tounes choisies des huit artistes choisis.

Laissez-moi vous citer une chanson que je vous aurais fait jouer si elle avait été sur radioblog...

Insultez mon intelligence
Cultivez mon indifférence
Conservez nos esprit immenses…
Dans la bêtise et l’ignorance
On sert l’art comme de la viande
L’amour qu’on m’ livre est un non-sens
Culture de Junkie
Y’a juste une aiguille sur la bande

Un seul refrain de musique poche c’est l’overdose à tous les postes
s’t’une illusion, qui manipule, qui nous assomme de musique pop

toujours la même fleur qui émerge
encore et encore le même thème
la distribution du dimanche
c’est la relève qui sert de manches
on sert l’art en abondance
pour nous laisser croire que ça change
culture de junkie
y faut qu’la masse encore se penche

v’la l’même refrain de musique poche, c’est l’overdose à tous les postes
s’ t’ une illusion, qui manipule, qui nous assomme de musique pop

anesthésie
simplifiez mon exubérance
culture de junkie
y’a juste une aiguille sur la bande

Toute l’industrie, les compagnies, pis les radios s’remplissent les poches
C’est toujours les mêmes qui payent le prix, chaque fois qu’à braille c’est le jackpot


J'ai pas grand chose à rajouter. Une industrie de la culture qui prive ses utilisateurs de culture, qui cultive leur indifférence, mais plus que ça, beaucoup plus, qui cultive leur intolérance face à la diversité, je trouve ça dégueulasse.

Dégueulasse.

Et encore là, j'en rajoute, parce ce ne sont pas qu'eux, les stations, qu'il faut blâmer. Évidemment la station changerait si l'auditeur changeait de poste. Mais non. Ces ignares, incultes, ces gens qui ne veulent pas chercher plus loin l'enrichissement intellectuel se laisse manipuler, utiliser comme de vulgaires mouchoirs... Et ils aiment ça.

Ça aussi, c'est dégueulasse.

lundi, janvier 14, 2008

Ceci est un rappel à moi-même

Je vous demanderais de me le rappeler, mais j'vous trust pas.

Or donc Ben, oublie pas de parler de la radio bientôt...

Alzheimer

Aujourd'hui j'ai senti une nouvelle sorte d'angoisse qui m'a fait comprendre quelque chose à propos de cette maladie étrange.

Une histoire banale, je suis dans le métro, revenant du travail. C'est alors qu'une fille entre à Jean-Talon. Une belle fille. Du genre qu'on oublie pas. Alors elle entre et nos regards se croisent et on se sourit. Elle dit: "Allo!" et moi, surpris, je tente de répondre mon habituel "Salut" mais les lèvres bougent trop vite pour la voix, et n'en sort qu'un faible murmure inaudible.

Le drame dans tout ça c'est qu'il me semble connaître cette fille, mais je ne suis pas arrivé à me rappeler qui elle était, ou où je l'avais vu.

Alors elle voit mes lèvres bouger et ma face de surpris et le métro repart. Elle dit quelque chose en s'assoyeant sur le banc l'autre côté de l'allée. Le métro repartait et ça sonne comme "C'est correct, tu me reconnais pas" ou "C'est correct on se connaît pas", j'entend mal. Elle s'asseoit côté fenêtre et un homme s'asseoit entre elle et moi; je ne la vois plus.

L'affaire c'est que pendant ce moment là ça m'a fait chier au plus haut point de savoir que cette fille-là était connue, mais de pas savoir comment. C'était très angoissant.

Nous sommes tous deux sortis du métro à Mont-Royal. Elle ne m'a pas regardé.

samedi, janvier 12, 2008

Un post de nuit

L'esprit ouvert
Silence troublé
Nuit d'effronté

Nostalgique les mokas avant de se coucher.

Je m'endors trop, c'est fini. Un peu triste, déjà, je l'avoue.

lundi, janvier 07, 2008

Provocateur

Vous savez quoi? Je viens de réaliser quelque chose à propos de moi-même. J'aime provoquer le côté Sainte-Nytouche du monde. J'aime le faire de manière à ce qu'ils n'aient pas raison. J'aime ensuite leur démontrer que leur ouverture d'esprit était feinte par bonne volonté et qu'en fait ils étaient pires que ce qu'ils pensaient de moi au moment de la provocation.

Les handicapés, je les appelle des handicapés parce c'est ce qu'ils ont qui les différencie du reste de monde et qui les identifie, soit en tant que groupe ou en tant qu'individus au sein d'un groupe. Les gros aussi, les cons pareil, les gens cool de la même manière, les blancs, les noirs, les chauffards, les innocents, les anglais! ah les anglais!

Ils sont tous différents à leur manière du reste de l'humanité qui ne fait pas partie du groupe délimité par le terme, et cette différence, plusieurs personnes la nient comme la sodomie. Pourtant nier une différence n'est-il pas la pire des formes de discrimination? de racisme? de sexisme?

Les anglais sont bruyants, les français sont chiants, les québécois sacrent tout l'temps, les handicapés mentaux sont pas vite-vite et les gros sont pleins de gras.

Quand je dis que toutes les généralisations sont fausses, constatez que c'est de l'esprit: on joue avec le sens des mots. Les généralisations sont fausses, de par leurs exceptions qui, remarquez, ne sont pas nécessairement rares ou exceptionnelles. Elle sont vraies parce qu'elles décrivent une tendance au sein d'un groupe. Celle-ci est particulièrement cool parce qu'elle est une généralisation qui se doit d'être fausse, et en étant fausse, elle a tendance à décrire la vérité.

C'est tout.

samedi, janvier 05, 2008

Bobby

Toui, tu du toui deletelede toui, teteledeletetoui toudouloutoutou

Ain't got no cash, ain't go no life
Ain't got no gal to make you smile

Don't worry, be happy