Ceci est un jeu de mots.

mercredi, mars 19, 2008

Anecdote

Vous allez rire: je me suis un peu refait mal au dos, ce matin en faisant les exercices du médecin motivé. Haha, dirais-je, si ça ne faisait pas si mal...

mardi, mars 18, 2008

La médecine

Vous savez moi ce qui me fait chier? Non, pas les chauffards, non - oui, pas prédominament maintenant - ce qui me fait chier ces temps-ci c'est les médecins qui tombent dans le piège du "passer les patients le plus vite possible". À l'urgence, y'a plein de points possibles pour accélérer le processus, mais pas la consultation bon dieu de merde! À quoi bon passer vite si ça donne rien parce que le médecin est trop pressé de passer au suivant?

Je vous explique, la situation est simple:

Lundi 3 mars,
7h15, le Ben sort de sa tanière pour aller swinger des poches de café une autre journée.
7h16, VLAN! À peine notre spéciment tourne-t-il le coin qu'un poignard lui est violemment inséré entre l'omoplate et la colonne; c'est une entorse lombaire.
7h18, retour à la bat-cave, notez que le minute pour s'en aller a été doublée pour le retour.
Faisons un histoire courte...
16h00, Sortie de l'urgence avec une semaine de repos

Lundi, retour au travail
Mercredi, 12 mars, container de café vert du Brésil

8h00, on enlève le carton à l'orée de cette boîte infernale contenant grosso-modo 17 tonnes et demi de ces putains de grains brésiliens, on empile les palettes en avant, on se prépare le mental.
8h20, la première poche est swingée, suivie sans encombre des 24 prochaines, la palette est emmenée à sa destination, le Ben et son fidèle Joe soufflent un peu. Une autre palette, puis une autre...
9h00, VLANDEREVLAN! "Kin mon esti", dit le poignard en violentant le pauvre spécimen.
9h30, salle de conférence, les papiers de CSST sont remplis
9h50, bat-cave, ramené par le scandinave technicien sur la route
17h00, sortie de l'urgence avec... une semaine de repos, "Pas de problème mon homme t'es jeune et fringant, une semaine, du repos des bains chauds pi toute va bin aller tu vas voir, tu vas pouvoir retourner au travail comme si de rien était."


Attendez, oui, il est au courant du début de l'histoire. Il l'a lu, il se l'ai entendu raconter ensuite en consultation, mais ne change pas d'idée. Pas de ressources à consulter, pas d'exercices ou étirements nécessaires: "Y'en a pas de problème!" dit-il.

Ma confiance en le système est ébranlée, j'entrevois la douleur à venir le lundi, peut-être mardi suivant ma semaine de repos... J'ai envie de taper sur la tête de ce connard jusqu'à ce que les contacts se refassent, de le prendre par les pieds pi le secouer en sautant comme une vulgaire cassette de nintendo qui m'fait du trouble.

Jusqu'à lundi, ou je refais un tour de salle d'attente dans la clinique près de chez nous. Un bon p'tit japonais trop motivé, ancien sensei de kendo m'apprend-il au cours d'une consultation de qualité, où un médecin s'indigne de l'inconséquence d'un autre, prend le temps de faire 4-5 exercices dans son bureau à refaire aussi souvent que possible, le tout agrémenté d'un peu d'humour japonais dont on est jamais certain s'il faut rire, sourire ou rester sérieux.


Je me rend compte à la fin de ce palpitant récit que je n'ai ni morale, ni commentaire cinglant à faire parvenir à vos yeux amusés, fidèles admirateurs. J'avais juste besoin d'emmerder monsieur médecin du mercredi, et de chanter les louanges de mon p'tit japonais over-motivé!

lundi, mars 10, 2008