Ceci est un jeu de mots.

jeudi, juin 18, 2009

Rage et amertume

Il m'est arrivé quelque chose aujourd'hui. Il m'est arrivé autre chose aussi, mais c'est une autre histoire!

Je suis allé à la caisse. La madame de la caisse de Hull m'a demandé de lui faire parvenir des documents par courrier interne. Il pleut des clous, je suis trempé. Les documents sont sains et saufs dans la poche intérieure de mon manteau qui commence déjà à ne plus faire sa job.

«As-tu le numéro de transit?
- Non, mais c'est la caisse St-Raymond de Hull, ou Gatineau comme tu veux.
- Ah bin il me faut le numéro de transit, c'est ta responsabilité ça!
- As-tu internet ici? J'vais te trouver ça en une seconde et quart... Il me faudrait une photocopie de celui-ci aussi.
- Et bien il va falloir que j'te charge pour ça.
- Combien?
- Ça va faire deux dollars.
- Quoi!? C'est donc bin ridicule ça, ça a aucun osti de bon sens!
- Ah je sais mais j'ai pas l'choix, il faut que j'te charge deux dollars
- Bin ouin mais j'ai pas mon porte-feuilles, juste mes clés, il mouille à sio pi j'suis en vélo, j'voulais pas toute mouiller mes affaires.
- Bin j'm'excuse mais j'ai pas l'choix, il faut que j'te charge les deux dollars.»


Osti de grosse conne. C'est bin déjà assez désagréable de venir à pluie pour envoyer ça à l'interne pi me faire achaler avec ton criss de transit d'imbécile incapable d'utiliser google ou le site de ton entreprise, vient pas m'dire qu'y a quelqu'un qui va te tapper sur les doigts si tu fais preuve d'un peu de jugeotte pour par renvoyer un gars chez lui à la pluie, puis encore un aller-retour pour payer un prix complètement ridicule pour une photocopie d'un document dont vous avez besoin. Mais non, n'espérez pas de fonction cérébrale de cette cinquantenaire acerbe.

Alors je me sens inspiré. Je reviens chez moi ayant formenté un statement créatif et efficace. Je m'assied à mon bureau et compte les cennes. Deux cent.

Je suis gentil, je les mets dans un sac à sandwich.

Si vous voulez compter vos cennes, comptez-les, allez-y! Le message est clair.

Barre le vélo, entre et regarde à l'accueil: une jolie jeune dame dans la vingtaine, cheveux rouges. Elle en finit avec les deux clients avant moi...

«Salut, j'ai besoin d'envoyer ces documents-là, numéro de transit 90032, et j'aurais besoin d'une copie de celui-ci.
- Pas d'problème, une seconde j'vais photocopier ça.»

Rire jaune, osti. Je sais pas si j'suis soulagé ou pas. Oui, elle rachète un peu sa collègue en étant infiniment plus sympathique et serviable; elle l'enterre aussi en soulignant l'évidence de la non-obligation de faire payer la copie...

«Pas besoin de me la charger, je viens de refaire le chemin à pluie parce que ta collègue qui était là y'a quinze minutes a pas voulu me la faire, j'lui avais rapporté ses deux piaces (en sortant le sac).
- Ah bin ouais, deux dollars? J'suppose que j'devrais te le charger, merci.»

C'est vraiment pas le scénario que j'avais en tête...

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Mouhahahaha!!