Ceci est un jeu de mots.

jeudi, juillet 09, 2009

G8vite

On entend souvent parler des ces groupements de pays dernièrement: G8, G5, G6 G14 et G20... À mon avis, l'idée est bonne, mais les gros bonnets font preuve d'une hypocrisie plutôt flagrante quant à leur besoin d'avoir les bras longs.

Nicolas Sarkozy sur la question:

«Est-ce qu'il faudra passer du G8 au G20 en faisant l'économie de l'étape G14, je ne sais pas. Est-ce à dire que le G8 va disparaître, non, on peut parfaitement imaginer de se réunir pendant deux jours et demi en G14 avec à l'intérieur des deux jours et demi une journée en G8 et une journée en G6.»

Et M. Kodama, du Japon:
«Un groupe de vingt pays peut-il avoir une discussion sérieuse en une heure?»


Je ne peux pas m'empêcher de comprendre des pays exclus de la plupart des discussions environnementales d'être en désaccord avec les propositions faites par la suite dans les rencontres plus larges. De l'autre côté, il est insensé de vouloir à la fois discuter à huit, puis ensuite exiger que les autres suivent avant de s'engager à quoi que ce soit.

Cher M. Kodama, le destin de votre planète vaut-il la peine d'allonger votre déjeuner de 2 ou 3 heures? Le destin de votre planète vaut-il la peine de se forcer de manière à instaurer des modes de discussion efficaces et harmonieux?

Si oui, faites le 1, puis fermez votre grande gueule d'imbécile.

Par ailleurs, j'ai une petite pensée. Ne serait-il pas possible d'agréer simplement sur un espèce de système de pénalités fiscales à l'exportation? Ou même pas en agréer et simplement l'appliquer individuellement. En fonction des réductions par rapport aux cibles, taxer à l'importation les produits des pays proportionnellement à leur recul par apport au progrès. Ainsi les industries les plus avancées dans le domaine environnemental profiteraient de prix concurrentiels alors que le gouvernement de ce pays pourrait financer plus avant le progrès grâce aux produits taxés.

Oublions ça (ou pas) et restons-en au point d'origine du billet: je trouve incompréhensible que nos joyeux lurons du G8 veuillent discuter entre eux, mais qu'ils n'aient pas les couilles pour agir sans avoir les appuis des «pays émergents». Incluez ces pauvres petits pays dans votre club ou bien mieux, faites-vous pousser des couilles, dis-je.

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