Ceci est un jeu de mots.

lundi, juillet 20, 2009

Maudite charogne

J'ai fait cuisiné quelques petits bouts de cadavres aujourd'hui. Il s'avère que c'était excellent. Mes exploits culinaires sont pas le sujet de mon billet.

Vous haïssez pas ça, vous, voir une pancarte entre deux rangées de haut de cuisses de poulet, disant que les hauts de cuisses sont 1.79 la livre. Vous dites: câline, j'va en prendre huit paquets! Et là vous vous demandez comment ça se fait que des hauts de cuisses sont le même prix que les petits paquets de coeurs congelés. Vous revenez vers la pancarte et lisez la précision en dessous du gros HAUT DE CUISSES: "panés".

Vous allez voir la p'tite madame pour vous assurer qu'on ne parle pas de la même chose, et noter que c'est bizarre que la pancarte ne soit à côté d'aucun produit qu'elle promeut.

La madame, sèche et ridée, vous répond "ah c'est le boss qui a mit ça là, il doit juste pu en rester". Et là vous vous ne comprenez pas en quoi ça répond au commentaire visant à dire "regardez, petite madame, cette pancarte est trompeuse, il ne reste plus de ce produit et des produits similaires l'entourent, petite madame, ne devriez-vous pas corriger la situation?". Évidemment vous aviez pris la pancarte pour l'apporter à la madame. Alors elle se met en devoir de bouger un des paquets d'une rangée à l'autre, puis remet la pancarte.


Ça me fait chier de voir comment le tout est délibéré. Je m'excuse, petite madame. Je sais que je suis généralement dur quand il vient le temps de juger de l'intelligence des inconnus, mais cette fois je ne crois pas que vous êtes si innocente. Vous aviez compris mon message, petite madame, mais vous aimiez ce que vous faisiez. Vous vous trouvez bin bonne, petite madame, de tromper vos naïfs clients au profit de votre employeur. Et bien sachez, petite madame, que je suis revenu. Sachez, madame sèche et ridée, que j'ai caché votre saloperie de pancarte. Ha.

dimanche, juillet 19, 2009

Deuxième impression

Elle est la même que la première. Toute ma vie j'ai pédalé pour aller où que ce soit; tout mon été j'ai pédalé dans Montréal pour ramasser ci, ramasser ça, au nord au sud à l'est. J'suis tanné de pédaler.

J'étais là sur la 116 avec beaucoup de rien derrière moi et beaucoup de rien devant moi; concentré, faute d'autres choses, sur mes mains engourdies, puis sur mon derrière douloureux, puis sur mon cou tendu. Le tout comme trois tounes de techno composées de douleur sur repeat à l'infini.

Je pars mercredi, en auto. J'emmerde le vélo.

samedi, juillet 18, 2009

Acton Vale

La ride vers Acton Vale m'épargnera une centaine de kilomètres mais m'éloignera de ma route de prédilection. Bah, mieux vaut ça qu'une claque sa yeule!

vendredi, juillet 17, 2009

Faux départ

Appelons le une promenade de test.

J'avais décidé de partir aujourd'hui, faisant fi de la solitude et du matériel qui ne serait plus splitté, je me suis lancé sur la route, sacs et sac-à-dos remplis.

Uh-uh. Les jambes disent oui, le derrière dit non. (odeur de barbecue, cruelle odeur de barbecue, arrête ça!) Les mains aussi. Voyez, même si vous mettez le poids d'un sac-à-dos exclusivement sur vos hanches, il restera que par une technicalité de répartition du poids, vos bras en souffriront quand même.

Un petit tour de vélo dans l'autre direction m'aura donc procuré un sac de compression, une serviette plus petite, un couvre sac pour le sac que j'aurai pas le choix d'utiliser (le petit et vieux, qui n'est plus imperméable depuis belle lurette!) et une impression que j'suis tanné de faire du vélo..!

Pour ce qui est des impressions, on verra ce que la deuxième dit demain. Si je me lève assez tôt je pourrais être dans les environs de Québec au soir. J'en doute. Disons Trois-Rivières, pour faire prudent. Si le vélo m'emmerde, la maison ne sera qu'à une journée de labeur!

En attendant je bois du coke, pas pour boire du coke mais pour pouvoir mettre la tequila dans la bouteille et ainsi me sauver du poids et volume excessifs de l'autre enfoirée de bouteille!

dimanche, juillet 12, 2009

Analgésiques et démantèlements

Je lisais les gros titres sur ma page d'accueil aujourd'hui puis m'est venu une p'tite pensée.

Je me souviens des débuts du pot médical et des histoires de gens qui avaient des prescriptions et achetaient quand même leurs fines herbes chez les détaillants illégueux, faute de produits de qualité issus de nos contracteurs publics.

Que font-ils avec tous ce cannabis saisi? Est-ce qu'on incinère ce qu'on saisi avec la main gauche et qu'on en fait pousser avec la droite? Ça serait ti pas merveilleux ça de rendre à César ce qui appartient à César? Je sais pas comment ça fonctionne remarquez; un fonctionnaire a peut-être déjà émis la bonne idée (keuf keuf) et il a peut-être même été entendu assez clairement pour l'appliquer (*ahem* bullshit *ahem*)...

jeudi, juillet 09, 2009

G8vite

On entend souvent parler des ces groupements de pays dernièrement: G8, G5, G6 G14 et G20... À mon avis, l'idée est bonne, mais les gros bonnets font preuve d'une hypocrisie plutôt flagrante quant à leur besoin d'avoir les bras longs.

Nicolas Sarkozy sur la question:

«Est-ce qu'il faudra passer du G8 au G20 en faisant l'économie de l'étape G14, je ne sais pas. Est-ce à dire que le G8 va disparaître, non, on peut parfaitement imaginer de se réunir pendant deux jours et demi en G14 avec à l'intérieur des deux jours et demi une journée en G8 et une journée en G6.»

Et M. Kodama, du Japon:
«Un groupe de vingt pays peut-il avoir une discussion sérieuse en une heure?»


Je ne peux pas m'empêcher de comprendre des pays exclus de la plupart des discussions environnementales d'être en désaccord avec les propositions faites par la suite dans les rencontres plus larges. De l'autre côté, il est insensé de vouloir à la fois discuter à huit, puis ensuite exiger que les autres suivent avant de s'engager à quoi que ce soit.

Cher M. Kodama, le destin de votre planète vaut-il la peine d'allonger votre déjeuner de 2 ou 3 heures? Le destin de votre planète vaut-il la peine de se forcer de manière à instaurer des modes de discussion efficaces et harmonieux?

Si oui, faites le 1, puis fermez votre grande gueule d'imbécile.

Par ailleurs, j'ai une petite pensée. Ne serait-il pas possible d'agréer simplement sur un espèce de système de pénalités fiscales à l'exportation? Ou même pas en agréer et simplement l'appliquer individuellement. En fonction des réductions par rapport aux cibles, taxer à l'importation les produits des pays proportionnellement à leur recul par apport au progrès. Ainsi les industries les plus avancées dans le domaine environnemental profiteraient de prix concurrentiels alors que le gouvernement de ce pays pourrait financer plus avant le progrès grâce aux produits taxés.

Oublions ça (ou pas) et restons-en au point d'origine du billet: je trouve incompréhensible que nos joyeux lurons du G8 veuillent discuter entre eux, mais qu'ils n'aient pas les couilles pour agir sans avoir les appuis des «pays émergents». Incluez ces pauvres petits pays dans votre club ou bien mieux, faites-vous pousser des couilles, dis-je.

mercredi, juillet 08, 2009

Vino et chiffres

Alors j'suis en train de vivre un p'tit moment de fin de bouteille de vin sur le divan, quand tout à coup: les chiffres me parlent.

Global news, on rapporte une "whoopping" baisse de nombre de meurtres reliés aux activités de bandes criminelles à Montréal de 40%. Voyez-vous, l'an passé, on en comptait 5. Comprenez que cette année l'on n'en recense que 3! Quel beau travail du Service de Police de Montréal, que d'accomplissements!

Saviez-vous que: le symbole «%» signifie en général* «pour cent» et donc est une mesure servant à rendre intelligibles des fractions dont le dénominateur dépasse (ou du moins s'approche de) cent.

On entend aussi dans le même reportage un reporter que parle de certains points chauds de l'ouest de l'île rapportant les dires de certains habitants à propos de certaines tables à pique-nique: «eating there is putting your life in danger». Certain. Des meurtres en relations aux activités de bandes criminelles, j'suis convaincu qu'un pourcentage excessif avait à trait à une place de dîner volée!

Note: ceci est un appel à tous les journalistes du monde: faites le tri dans vos citations, sibouère!

Quittons-nous sur une petite pensée... Avec trois meurtres sur la conscience des bad boys de Montréal, les bad boys sont-ils vraiment si méchants que ça, ou joue-t-on seulement avec les mots et les chiffres quand on dénombre les «meurtres reliés aux activités de bandes criminelles»?


*Le même symbole sert aussi de «modulo», c'est-à-dire le reste lors d'une division. Par exemple, 13%6 = 1.

mardi, juillet 07, 2009

Il peut parler français... en russe

J'adore les annonces de Dos Eques!

Holy mama aux pommes!

Mes papilles se réjouissent d'une toute simple croustade aux pommes - possiblement la meilleure dont j'me souvienne et elle va comme suit:

Intérieur:
-Dizaine de pommes mcintosh du Québec, coupées en fines tranches
-Assez de jus de citron pour asperger les pommes dans leur bol
-Deux poignées de sucres
-Une poignée de farine
-Un chikechik de cannelle
-Trois chikechik de muscade (mais mon pot est cheap du chikechik)

Brasser et vider le tout dans un plat en pyrex bien tassé

Croûte:
ne pas avoir peur d'en faire beaucoup, la croûte, c'est votre amie! Vous pouvez prendre le bol que vous venez d'utiliser ça va y mettre un p'tit qqchose de citron et de cannelle; en plus d'être étudiant-qui-aime-pas-la-vaisselle-friendly!

-Environ le quart d'un bloc de beurre fondu
-L'histoire de deux tasses d'avoine en petit flocons (je dis ça comme ça, j'en ai mis assez pour en mettre presque 1cm d'épais sur toute ma croustade)
-Deux bonnes poignées de farine
-Deux bonnes poignées de cassonade

Mélanger le tout - la croûte doit pogner en motons quand on la serre sans être toute mouillée dégueulasse pleine de beurre! L'étendre sur vos pommes et l'effouerrer bin serrée dessus!

Pardonnez mes mesures mais j'ai horreur des tasses à mesurer! En plus, ça va plus vite pi ça fait moins de vaisselle..!

Environ 45 minutes au four à 325°C

Merdouille (équité d'emploi)

En écrivant le dernier billet, j'ai voulu faire un lien vers un vieux billet sur l'équité d'emploi et j'arrive pas à le trouver.

C'est d'autant plus triste que j'y avais mis beaucoup d'efforts! J'y parlait, dans mes souvenirs, du moins, des cibles d'embauche du gouvernement: 25% d'handicapés, 25% d'anglophones et 25% de minorités visibles. Le tout en privilégiant l'embauche des femmes.

J'y parlait aussi d'échanges futiles que j'avais eu avec une dame qui tentait de m'expliquer le concept de discrimination positive sur lequel s'appuie le procédé et les nouveaux apports à la charte des droit et libertés. Elle m'y citait plusieurs points ne s'appliquant pas aux organismes gouvernementaux, selon un autre point plus loin dans la charte.

Faites-moi penser d'en redire un mot bientôt!

Une photo vaut mille mots


Ça me perturbe un peu, même si j'suis conscient que ça vient probablement du quartier chinois... Anglais, mandarin (je suppose), point. Allez visiter le lien sur la photo, d'ailleurs, ça vaut la peine de se poser une ou deux question par rapport à ce qui arrive au carré de sable qu'est notre bien-aimé Québec. Les gamins des quartiers voisins viennent de plus en plus souvent se construire un fort et nous pitcher de la bouette!

Évidemment, personne n'a à porter attention. Parce que de toute évidence, quelqu'un qui chiâle contre d'autres langues, les immigrants ou un problème relié, c'est un xénophobe fini, peut-être même un raciste.

Et là, y vient d'y avoir un déclic dans ma tête. Le Québec, c'est comme le Coran, ces temps-ci. Souvenez-vous, je parlait de ma lecture il n'y a pas si longtemps.

Or donc, au Québec, comme dans le Coran, des efforts considérables sont fait pour inciter le citadin moyen à avoir peur et honte de leurs pensées. La fameuse commission Bouchard-Taylor est la plus évidente de toutes ces démonstrations, mais beaucoup, dans le discours des politiciens - que ce soit conscient ou pas - et aussi dans le discours des militants aux trop grands coeurs, prêts à remuer ciel et terre pour que nos amis de partout dans le monde se sentent bien chez nous, peu importe ce qu'il nous en coûte à nous.

Dans le Coran, on promet l'enfer à toute personne qui ose avoir la moindre petite pensée incrédule. Au Québec, on est plus doux. On promet simplement l'étiquette de méchant raciste à toute personne qui ose avoir une pensée négative, offensante, ou soutenir une forme de désaccord envers un individu ou une communauté venant d'ailleurs. Comme dans un roman de science-fiction, le québécois moyen s'auto-restreint dans sa réflexion de peur de paraître raciste. Comme pour les programmes d'équité à l'emploi, on fait du racisme positif - concept nouveau et totalement insensé - en ce que, pour être bien certain que personne est blessé, on ne peut parler d'un problème relié à des différences culturelles. Les seules différences dont on est autorisé à parler, ce sont les richesses culturelles, les avantages, beautés et qualités de certaines cultures. Toute référence négative associée à une culture: racisme.

Pouvez-vous imaginer un contexte plus idéal pour assimiler un peuple? Une terre où les habitants accueillent à bras ouvert tout étranger s'empêche elle-même de critiquer ou d'imposer la moindre règle ou coutume, de peur d'offenser.

dimanche, juillet 05, 2009

Capitaliser

Wooo minute! Y'a un sujet que j'ai tu beaucoup trop longtemps et ça y est, j'en peux plus: les annonces de McDo.

Asti! De toutes les affaires que vous servez, pourriez-vous, s'il-vous-plaît, ne pas capitaliser autant sur le bon goût de votre maudit jus de fond de cave!? J'aime bin vos patates hachées pi vos saucisses bioniques, pi quand j'pense à quart de livre, je sais que j'vais être déçu, mais j'en veux un! Mais, sibouère, pas le café!

Oui oui, on dira d'un homme qui rechigne tel ou tel café la même chose que celui qui rechigne sur le mauvais vin: «ah, il pète plus haut que le trou; il est trop bon pour un café ordinaire, ça lui prend du blue mountain!». Et à ça je dirai que si j'avais l'argent pour boire du blue mountain à tous les matins je le ferais probablement pas quand même... C'est pas une question de «ah, les saveurs sont pas assez fines pour moi» ou «non, non, moi j'aime un goût plus acidulé». C'est pas que le goût en est pas assez riche. Il est mauvais comme dans j'ai de la misère à le finir; comme dans chaque gorgée est un mauvais moment à passer.

Voulez-vous essayer notre café de torréfaction supérieure à celle d'un paraplégique, fait de grains 100% arabica (c'est parce que arabica c'est pas meilleur que pea berry ou robusta) de moindre qualité?

mercredi, juillet 01, 2009

La seule chose qu'il mine c'est mon moral

Dernièrement, j'ai chiâlé brièvement à propos des redevances optionnelles des compagnies minières, mais je réalise que j'aurais dû m'y attarder plus longuement.

Notre ami Charest nous a sorti un beau document plein de belles images et de couleurs qu'il a intitulé «Stratégie Minérale du Québec». Je vous gâche le punch: à peine si on peut y trouver un pourcentage hors contexte. Vous n'y trouverez aucun chiffres pertinents, pas plus que vous n'y trouverez d'intentions clairement nommées. L'extrait le plus pertinent en matière de redevances va comme suit:

«Le secteur minéral s’est transformé au cours des dernières années et le régime de redevances minières doit être adapté à cette nouvelle réalité. Par exemple, les prix des métaux ont connu une croissance importante depuis 2002 ; toutefois, ces prix ont connu une chute majeure en 2007 et 2008. Il apparaît opportun de s’assurer que le régime québécois de redevances minières est mieux adapté au caractère cyclique de ce secteur.

Il convient également d’examiner le régime de redevances minières afin d’assurer au Québec une juste part des bénéfices provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles non renouvelables. Face à une valeur de production minière de plusieurs milliards de dollars, les Québécois sont en droit de se demander combien ils devraient recevoir en redevances afin de tirer une juste part de la ressource dont ils sont propriétaires.»


Alors on veut s'assurer que le régime est mieux adapté, étant donné qu'il y a eu hausses et baisses du prix du minerai.
Aussi, on veut examiner le régime (?) et on est en droit de savoir combien on va en tirer (mais vous nous le direz pas).

Ceci est l'aboutissement de tout un processus de consultation populaire et de plusieurs recommandations du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui lui semblait simplement dire: faut hausser les redevances (qui sont à 12% actuellement, malgré qu'elles soient pas payées du tout) et s'assurer que les compagnies minières soient responsables de la restauration des sites d'exploitation (en opposition aux plus de 300 sites à être restaurés sur le bras du garnement à même la poche des ses parents [nous]).